Suite au rappel à DIEU de la directrice de l’école 8, Mme Sène née Arame Faye, décédée le
15 septembre 2026 des suites d’une courte maladie, les éloges et témoignages se multiplient, quotidiennement, à l’endroit de la défunte. Une de ses collègues, Mariama Ndiaye a pris sa plume pour rendre un ultime hommage à celle qui fut l’amie et la sœur de tous les Koungheulois, de tous les enseignants. Mettant surtout l’accent sur l’amour et la passion qu’Arame FAYE nourrissait pour les chiffres.
« Une bibliothèque » des chiffres a encore « brûlé.» Il ne s’agit pourtant pas d’un vieillard comme l’a si bien affiirmé Amadou Hampathé Bä…
« Xale la rek » comme disent certains via les réseaux sociaux.
Arame Faye Sène ( Paix à son âme), puisque c’est bien d’elle qu’il s’agit, s’en est allée. A la pointe des pieds… « Sans bruit, de peur de m’éveiller » avait dit Hugo, parlant de sa « petite fille »Léopoldine.
Arau est ainsi arrachée à l’affection des siens, à celle des enseignants, des Koungheulois bref, à celle des sénégalais. « Koungheul pleure Arame Faye Sène »… directrice de l’école 8» lisait-on à la une des sites locaux le mardi 15 septembre 2026. Une nouvelle qui a secoué la ville. Tandis qu’une foule noire venait de se formait au domicile des Faye encore appelé « Keur Xaaly.»
Arame Faye était, en effet, trés à l’aise avec les chiffres qu’elle manipulait à sa guise. Trouvant un réel plaisir à en user pour résoudre un problème, une équation ou même une casse-tête.
Sa maîtrise des chiffres était devenue un secret de polichinelle dans le milieu scolaire et éducatif Koungheulois. Et bien au-delà, même. Compte-tenu des différents postes de responsablité qu’elle a occupé dans l’IEF. Lui ayant donné, par ailleurs, l’occasion de représenter Koungheul dans le domaine éducatif sur le plan régional et national.
Mme Sène, pour parler comme ses élèves, n’hésitait pas à donner la solution d’une équation posée dans le groupe « Éducation Formation Koungheul. » Son aisance avec les chiffres expliquait, par conséquent, l’éloquence et la cohérence avec lesquelles elle exprimait ses idées.
Comme en atteste. d’ailleurs, l’un des tous derniers discours qu’elle a prononcé et, qui a fini de faire le tour des réseaux sociaux.
Arau avait l’art d’impressioner sans en avoir l’intention même. Dans les commissions d’examen, par exemple, elle jouait, infatigable, un énorme rôle au secrétariat.
La rapidité avec laquelle Arame savait additionner ou soustraire, multiplier ou diviser, allait bien avec sa voix douce et aigu, à la fois. Au ton d’autant plus imposant que séduisant.
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La particularité de cette digne descendante du roi Salomon Faye est qu’Arame était sociable, entre autres qualités. Toujours entourée, d’ailleurs. Parfois par des dames, dont des amies d’enfance, d’anciennes camarades de classes, des collègues ou des promotionnaires.
Et d’hommes, le plus souvent. Ce qui illustre bien son statut de garçon manqué et ce fort caractère qu’elle savait revêtir, au besoin. Madame la directrice de l’école 8 était une bibliothèque de chiffres et d’images, pour ne pas dire de figures géométriques. C’en était réellement une.
Son engagement sans faille à servir son pays, le Sénégal à travers des activités à Koungheul, Kaffrine et au-delà… ont fini de faire d’elle une véritable icône du milieu éducatif sénégalais.
Son amour du travail, doublé de son sens du devoir et des responsabilités concordent, parfaitement, avec l’amour et la tendresse qu’elle vouait aux siens. Particulièrement, à son cher mari et collègue Moussa Sène, par ailleurs, Sg du SELS Koungheul (« Gooru Arame; Baayu Saliou ak Mame Diarra ») qui le lui rendait si bien, d’ailleurs.
La dame des chiffres s’est ainsi éteinte, laissant derrière elle une ville « muette d’étonnement », une famille brutalement sevrée de tendresse, d’attention et d’affection; ainsi que des collègues et amies,complètement, déboussolées.









